Le nucléaire, un ruineux entêtement!

Sevrer la France de son addiction à l’atome.

Selon le dernier rapport financier (juin 2015) l’endettement financier net d’EDF se monte à 37,5 milliards d’euros. Cependant grâce à l’ingéniosité sans borne des financiers une partie de l’endettement a été intégrée aux fonds propres de l’entreprise – il s’agit de titres subordonnés à duré indéterminée (TSDI). Sans un recours régulier à cette pratique (légale) la dette d’EDF se monterait fin 2014 à 55 milliards d’euros.

Cependant, ces « quasi » fonds propres devront être remboursés au même titre que les emprunts réalisés par EDF, ce qui représentera in fine la somme de 84 milliards d’euros, capital et intérêts inclus (slate, 26/04/2016).

Dans ces conditions on voit mal comment EDF pourrait financer de front la construction de l’EPR de Hinkley point en Grande Bretagne (24 milliards), le puits sans fond qu’est l’EPR de Flamanville (10 milliards à ce jour), le sauvetage d’AREVA et le plan dit du « grand carénage » engagé pour la mise aux normes des centrales nucléaires et allonger leur durée d’exploitation au-delà des 40 ans initialement prévus.

A ce propos, La cour des comptes dans son rapport 2016 évalue le coût du grand carénage à 100 milliards d’euros d’ici à 2030, près du double de l’évaluation de EDF (55 milliards).

A ce rythme, selon un article France info de mars 2016, le coût du méga watt/heure nucléaire évalué à 60€ en 2013 (en hausse de 10€ par rapport à 2010) devrait continuer de croître pour atteindre voire dépasser celui de l’éolien terrestre généralement estimé à 80€ le méga watt/heure.

Le choix du nucléaire qui pouvait se comprendre à une époque où la France cherchait à gagner son indépendance énergétique ne se justifie plus aujourd’hui alors même que les énergies renouvelables se posent en réelle alternative.

Comme il est rappelé dans le programme l’Avenir en Commun de la France Insoumise, le nucléaire n’est pas une solution d’avenir. Il ne règle pas les questions d’indépendance d’approvisionnement (importation d’uranium), la sûreté des installations, la gestion des déchets et les coûts financiers, nous l’avons vu.

Plusieurs études (Negawatt et l’Ademe) montrent qu’il est possible de passer à 100 % d’énergie renouvelable d’ici à 2050, ne manque que la volonté politique. Nous l’avons.

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